Une journée dans les transports, j’aime ça
25 octobre 2006 | Moods, Photo
J’aime tout ça. Prendre le train à 13h, avoir du retard pour la correspondance à la Gare de Lyon. Attendre assis au milieu de toute cette agitation ambiante, un Yop Fraise à la main (2€50 quand même bordel pour une toute petite bouteille). Ecouter la voix préenregistrée de la SNCF sortir des phrases à rallonge, et si on écoute bien parfois toutes dans le désordre. J’aime monter dans le train, l’effervescence du rangement des bagages, puis le petit moment de repos, quand tout le monde s’assoit pour le départ, soulagé d’y être arrivé, d’avoir passé cette terrible épreuve. Etre à l’heure / Monter dans le train / S’asseoir.
J’aime avoir en face de moi dans un carré de quatre sièges un homme d’affaire de 25-30 habillé en Hugo Boss, juste assez arrogant pour se la péter un peu, puis à côté une jolie demoiselle au décolleté plongeant. J’aime aussi les 33 geeks à bord de la rame qui sortent leur DS, leur PSP, leur ordinateur portable, leur iPod, et tout ça. Ca cliquette, plusieurs fonds musicaux se mélangent, ça sent bon la technologie. Au milieu de tout ça, des gens avec des livres ouverts dans leurs mains, mais le regard complètement ailleurs, dehors, à regarder défiler à 300 kilomètres heures le paysage. Puis arrive l’heure de l’arrivée, l’adrénaline remonte, il faut être le premier à descendre, avoir préparé ses affaires au plus vite, et pousser tout le monde.
Paris, Gare de Lyon, un mercredi 25 octobre, premier jour des vacances de la Toussaint. Une vraie fourmilière avec des milliers de voyageurs perdus ou trop bien organisés, en tout cas bien trop nombreux. Il faut au plus vite s’engouffrer dans le métro pour y voir un peu plus clair, passer la porte automatique, trouver la bonne voie, et sa direction. Le temps d’attendre une rame, quelques dizaines de secondes et c’est encore l’effervescence, du monde, beaucoup de monde qui sort, et des gens qui rentrent. Les regards se croisent mais ne se parlent pas, chacun pense à sa journée, à sa vie, à tout ça. Terminus, changement de train, RER party. Au passage, un quotidien 20 minutes renseigne sur les nouvelles du jour, le temps du trajet en RER et on a tout lu, commence alors la folie du Sudoku (que je déteste toujours autant malgré avoir réussi quelques grilles, faciles). Il fait déjà nuit, les bâtiments du centre de Paris éclairent l’obscurité ambiante. C’est beau.
Trajet rapide, des plus silencieux, jusqu’au terminus de la ligne. Puis quelques centaines de mètre à pied, avec une valise parée pour une semaine de besoins vestimentaires et cosmétiques (du simple, du concret) et une console Xbox 360 Debug en plus posée dessus. Le tout pèse 400 kilos au moins, mais l’arrivée est proche, la libération d’une journée chargée, chaude, chaleureuse à la fois. Arrivée au bercail, on sait qu’on est bien reçu et qu’un petit Kebab fera finalement toujours du bien.
Vivement le retour mercredi prochain pour revivre tout ça.
Laisser un commentaire
Archives |
Catégories
|
Commentaires récents |
||
mince, j’avais oublié que c’était les vacances de la toussaint pour les étudiants :(
Bienvenue à la maison… lol
content de t’avoir rencontré !
Moi aussi ! Journée de samedi effectivement très sympa.