Un ticket, un film : Jean Philippe
17 avril 2006 | CultureQue serait la France sans Johnny Hallyday ? Que serait le monde sans Johnny Hallyday ? C’est un peu ce qu’essaie de montrer le nouveau film de Laurent Tuel. Un fan absolu se réveille un jour à l’hôpital et découvre un monde où l’idôle des jeunes est restée Jean Philippe Smet, gérant d’un bowling.
Le pitch :
Fabrice, cadre moyen, est un fan absolu de Johnny Hallyday, peut-être même le plus grand… Mais un jour, il se réveille dans une réalité différente, un monde parallèle où Johnny n’existe pas.
Perdu, orphelin, il se met alors à la recherche de Jean-Philippe Smet, pour savoir ce qu’il est devenu dans cette autre dimension, et lorsqu’il le retrouve enfin, c’est pour découvrir un patron de bowling, un type comme les autres qui n’est jamais devenu une star.
Fabrice n’a plus qu’un seul but : ressusciter son idole, réveiller le “Johnny” qui sommeille en Jean-Philippe.
Mais Jean-Philippe peut-il devenir en quelques mois ce que Johnny Hallyday a mis des années à construire ? Les deux compères ont 40 ans de “Johnny” à rattraper !
A travers l’aventure de ce pari impossible, une amitié extraordinaire va naître entre les deux hommes…
Critique :
Je vous vois déjà venir de loin : “Oui, un film auto promotionnel sur Johnny, mauvais acteur, avec un Fabrice Luchini complètement déglingo qui fait un one man show sur une heure et demie”. D’un côté, vous n’aurez pas tord : le film parle presque uniquement de Johnny Hallyday qui n’est pas nécessairement le meilleur acteur du monde mais qui joue son propre rôle donc ça colle. Pour Luchini, encore du vrai, cet acteur est un grand malade, il se donne à fond sur toute la durée du film et passe en transe lorsqu’il imite le chanteur pour arriver à un état de dépression avancé lorsqu’il découvre qu’il a atterrit dans une sorte d’univers parallèle où la plus grande star française de tous les temps n’est pas devenu ce mythe mais plutôt un gérant de bowling pépère.
L’histoire est forcément peu crédible. Il faut avoir l’esprit ouvert et venir dans l’optique de passer un bon moment devant le film. Au final on digère tout ça d’un coup de cuillère à pot avec quelques caméo sympa, des références énormes. Même si on n’est pas nécessairement fan du chanteur, force est de constater que 40 ans de musique, ce n’est pas rien. Ca impose le respect. Johnny est vraiment intégré à part entière dans notre culture et on se surprend même à connaître quelques paroles de chansons plutôt anciennes.
Si jamais vous ne trouvez pas quoi aller voir ces prochains jours (oui, il faut faire fort) et que vous n’êtes pas totalement allergique au cinéma français, tentez l’expérience Jean Philippe, j’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à le voir.
L’affiche :

Mes parents sont alles le voir hier soir et ont trouve ca tres sympa. Alors ca plus ta news plutot enthousiaste ben ca me donne envie de le voir, et puis l’idee du scenario "un monde sans Johnny" je trouve ca plutot drole :-) Reste que Luchinni est un gars qui me gonfle assez souvent… bref, de toute facon je peux pas le voir pour l’instant ce film… vivement vendredi, y’a Silent Hill qui sort !!!!